le chanvre : qu'est ce que c'est ?

Le chanvre cultivé autorisé qui nous concerne, qu’il soit agricole industriel ou textile est une plante herbacée annuelle : Cannabis sativa L. (famille des Cannabaceae).
Il se distingue des autres variétés par sa faible teneur en THC (< 0,2%), substance psychoactive que l’on retrouve dans les autres variétés dites récréatives.
Le THC étant le seul de tous les cannabinoïdes qui soit psychoactif.
Le chanvre est cultivé sur toute la planète, tout type de sol, et quasiment tout type de climat.

Écologique par excellence puisqu’il peut fixer jusqu’à 15 tonnes de CO2/hectare, ne nécessite que très peu d’eau, n’a aucun parasite et s’intègre parfaitement dans l’agriculture biologique.
Le chanvre apparaît comme une des meilleures alternatives d’avenir pour subvenir aux besoins de l’espèce humaine tout en respectant son environnement.
Par toutes ses utilisations permises (nourriture, construction, textile et soins), elle couvre quasiment tous les besoins vitaux.


UN PEU D’HISTOIRE ?
L’utilisation du chanvre s’est répandue à travers les continents au gré des explorations, des migrations et des conquêtes.
La chine produisait déjà du textile en -600 avant J.C.
Le chanvre est devenu un produit stratégique, gage de prospérité.
Après avoir conquis tous les continents, sa culture a baissé à la fin des années 1930, essentiellement à cause de la concurrence du coton et des fibres synthétiques propulsées par les grands groupes industriels et à l’interdiction quasi généralisée de son utilisation récréative.
Dans les années 60 démarre en France un programme de sélection de variété à faible teneur en THC.
Aujourd’hui, la production mondiale représente plus 275.000 hectares répartis entre la Chine, les Etats-Unis, l’Europe, l’Australie et la Russie.
L’Europe qui représente 58.000 ha est dominée par la France avec près de 18.000 ha.
Après avoir été interdite dans de nombreux pays, beaucoup se retournent aujourd’hui vers cette plante apportant de nombreuses applications. Et bien que strictement contrôlée, sa culture en France est toujours restée légale.
Tous les composants du chanvre peuvent être utilisés et répondent tout à fait aux besoins sociétaux et environnementaux.
Le chanvre n’a pas de parasite et ses besoins en eau sont faibles. La plante ne nécessite aucune intervention particulière. Le coût de sa culture reste faible et sa ramification racinaire permet de structurer le sol

la plante aux 1000 usages

Comme évoqué précédemment toutes les parties de la plante ont leur utilisation.
La racine : elle va chercher l’eau nécessaire à sa croissance très loin dans le sol et laisse jusqu’à 3 tonnes/ha de matière organique.
La tige : composée de fibres en périphérie et de chènevotte en son centre.
La fibre : destinée à l’industrie telle que textile, à l’isolation, la papeterie, la bioplastique …
La chènevotte : cette partie ligneuse de la tige est utilisée comme liant en construction pour obtenir un béton de chanvre et comme absorbant et antiseptique pour les litières et paillages.
Les graines : portées par les fleurs femelles, elles contiennent des protéines, des lipides, des acides gras polyinsaturés, oméga 3,6,9 et des fibres. La qualité de son huile en fait un produit de choix dans la confection de produits alimentaires ou cosmétiques.
Les feuilles et les fleurs : on y retrouve les principes actifs tels que les terpènes, les flavonoïdes et bien sur les cannabinoïdes. Ceux-ci sont utilisés dans les compléments alimentaires et autres produits thérapeutiques.
Consommé sous différentes formes, le chanvre est un acteur indispensable à notre santé et à notre planète. La richesse de ses fleurs et de ses graines en fait un super aliment.
Sans gluten ni lactose, elle est extrêmement digeste, adapté à tous les régimes et sans restriction de santé. 
Les graines, appelées aussi chènevis peuvent être consommées crues. Elles sont source de protéines (22%), de lipides (32%), d’hydrate de carbone (32%), de fibres (14%), de vitamines, de minéraux et de phytostérols.

Parmi les protéines majeures on retrouve l’édestine qui constitue l’ADN du corps humain. Cet ensemble est hautement assimilable par l’organisme et intègre les 8 acides aminés essentiels.
Les antioxydants y abondent come la cystéine.
Les lipides qui la composent sont essentiellement des acides gras polyinsaturés (omégas 3 & 6).
Ces aides gras qui participent à faire baisser le cholestérol y sont en proportion idéale.
 
On y retrouve les vitamines A, B1, B2, B », B6, D et E ainsi que les minéraux suivants (phosphore, potassium, magnésium, calcium, fer, manganèse, zinc, sodium, silicium et chrome).
Les fibres insolubles (83%) qui la composent accélèrent le transit et favorisent la satiété, de plus elles participent à la prévention de nombreuses maladies